
LE PROJET TEMPÊTE(S) / 2008 - 2009
Par Gilles Pastor
Tempête à 54°Nord / Treize Degrés Sud
Une écriture de spectacle autour du naufrage, des songes et de l’endormissement,
d’après La Tempête de William Shakespeare.
Une histoire de voyages.
Un syncrétisme entre le désert du Kent et Bahia.
Dans
la pièce de Shakespeare, tout commence par une tempête, et il s’avère
que cette tempête, ce phénomène que l’on croit naturel, est en fait le
produit d’une manipulation, d’une manigance magique. Une tempête
orchestrée par un magicien, duc de Milan, nommé Prospéro. L’île est en
crise. Le naufrage est inaugural.
Treize Degrés Sud / 2009
En 2007, lauréat de la «Villa Médicis – Hors les Murs », je me rends à Salvador de Bahia (Br) où je travaille trois mois sur le syncrétisme et la transe à travers le Candomblé, rencontre du catholicisme et des religions afro-brésiliennes.
Avec La Tempête, Shakespeare utilise l’art du magicien Prospéro pour parler de son propre art de dramaturge ; Il fait le point sur son théâtre, sur son écriture.
Avec La Tempête, j’interroge à Salvador, à la latitude 13°Sud, mon propre rapport au théâtre.
Treize Degrés Sud est le récit d’un voyage vers l’Inconnu.
Un voyage réel : à Salvador, ville de 2,4 millions d’habitants dont les 2/3 de la population vivent dans des favelas.
Un voyage fictif : La Tempête de William Shakespeare, écrite en 1611.
Salvador et l’île de Prospéro sont des zones de déportés, d’expatriés et de naufragés.
Salvador est propice à la transe et à la convulsion. Salvador me rappelle mon théâtre : une narration convulsive, hétéroclite, liée à la transe, que je transmets aux acteurs pour éviter toute psychologie, une narration en trous, en séquelles, en absences.